les ateliers de recherche et de création

Les Ateliers de Recherche et de création (ARC) rassemblent les étudiant.e.s des différentes années et des différents cycles. Dans ce contexte, les critères d’évaluation et de compétences requises diffèrent. Cette transversalité permet aux étudiant.e.s de mieux comprendre les exigences des années supérieures, et d’imaginer la poursuite de leurs études. À partir d’hypothèses de travail formulées par l’équipe enseignante, l’ARC place le projet au centre de la pédagogie et le situe dans un contexte thématique et souvent pluridisciplinaire, propice aux échanges, à la complémentarité et à l’expérimentation. L’ARC organise efficacement les partenariats de l’ESAD avec des structures diverses sur le plan local, national et international.

L’ARC est ainsi l’espace pédagogique où s’élabore la recherche par et sur la création par l’adossement à l’Unité de Recherche “Hyper.Local” commune aux écoles d’art de Valenciennes, Cambrai et Dunkerque / Tourcoing et aux programmes de recherche spécifiques que développe l’ESAD de Valenciennes en Option Art (2018-2020, “ESPACE(S) 360°/ VR Narrations et dispositifs scénographiques dédiés”, financement Ministère de la Culture) et en Option Design d’espace (2017-2019, “Construire la biorégion, design situé, savoirs partagés et territoires soutenables”, financement Ministère de la Culture)

Plus largement, l’ARC accompagne l’émergence du projet personnel de l’étudiant.e dans un cadre propice au croisement de ses aspects théoriques, critiques, plastiques et techniques. Selon l’année d’enseignement et l’évolution des projets personnels, le temps consacré à l’un ou l’autre des ARC sera variable en fonction des années et de l’option, ce qui aura une incidence sur l’évaluation et le nombre de crédits attenants.


Christl Lidl, Nicolas Guiet

Mardi 9h — 13h

Les étudiants seront appelés à mettre en œuvre plusieurs expérimentations partant d'expériences plastiques simples, venant en écho de dispositifs connus et largement employés pour des captations complètes d'espaces et d'évènements.

Aborder avec des médias traditionnels des question propres au déplacement et au positionnement face à une situation.
Progressivement, le travail évoluera vers une considération et une reconstruction d'espaces virtuels immersifs.
La question se posera sur la création de nouvelles réalités par les outils, méthodes et protocoles d'enregistrement.
La frontière entre un espace réel et un espace virtuel en soudure sera au cœur des productions, dans un équilibre entre restitution d'un espace physique et projection d'un espace mental.

Les étudiants seront confrontés à des dispositifs courant d'observation, voire de surveillance.
Ils devront concevoir à l'intérieur de ces systèmes une place pour le spectateur, et faire que ces principes de captation deviennent eux-mêmes des espaces propres trouvant leur autonomie.
Une fois l'approche bien étudiée et décidée comme base de travail, le dispositif technique testé, les étudiants ont un temps de réflexion et de discussion sur le scénario et la scénographie. Le sens même de ce qui sera capté intègrera la réflexion et participera aux choix opérés.
Les étudiants évaluent les moyens nécessaires à la réalisation, leur capacité à les mettre en œuvre sur les temps de session et se répartissent les rôles et les tâches. L'ensemble de ces points fait l'objet d'une présentation concise au début de chaque séance.

Évaluation

Ludovic Duhem et Axelle Grégoire

Toute exploration cartographique débute par une enquête. Que ce soit l’observation attentive d’une ligne dont l’on perçoit l’empreinte ou la poursuite du fil d’un récit emmêlé dans la pelote territoriale. Il s’agira pour les étudiants d’entrer dans l’espace- temps mince et fragile d’une ligne de paysage qui s’épaissira au fur et à mesure du développement de l’ARC pour permettre de développer une série de projets interrogeant les modes d’habiter.

Cet ARC s’écrit et se structure autour de l’Escaut et de son bassin versant. Un itinéraire exploratoire où se rencontrent différents types d’organismes, d’activités, de représentations et d’imaginaires. Sur cette ligne transfrontalière s’agrippe une multitude de formes de vie qui mettent en crise les « cadres » qui régissent nos sociétés et nos milieux. Qu’est-ce que cette ligne de paysage charrie ? (Récits, objets, mémoires) Comment et par qui est-elle habitée ? (humains et non-humains) De quoi est-elle l’écho ? (Mémoire industrielle, lointaines marées, pollutions et luttes).
L’objectif sera donc de s’attacher à débusquer/révéler/représenter les invisibles (écologiques et sociaux) pour comprendre les strates et les dynamiques qui composent le paysage et ainsi déjouer le rôle usuel de la cartographie comme instrument objectif d’instauration d’imaginaires et de solidification des frontières matérielles.
Cette phase initiale, pensée en coconstruction avec les étudiants, s’articulera autour de la question de la collecte sur le terrain comme mode d’enquête, depuis l’inventaire des outils existants jusqu’à la conception et le prototypage de nouveaux instruments.
L’ARC s’organisera sur l’année 2020-2021 autour de 2 saisons : « COLLECTER » et « HABITER ». Deux temporalités qui respectivement nourriront le travail cartographique du projet de recherche de l’ESAD sur la bioregion de Valenciennes et qui permettra in fine de développer des projets de design situé (installation in situ, événement, « occupation » de lieux en conscience, en lien et avec soin, etc.).

Évaluation


Sur le modèle du projet « l’arbre oublié » (2016 -2017), il est proposé aux étudiants de réactiver la mémoire d’une sculpture publique, de raconter son histoire, de mettre en perspective les enjeux sociaux, politiques, historiques qui ont jalonné l’aventure extraordinaire de « l’éléphant de la mémoire » de son périple jusqu’à sa dernière destination dans les Hauts de France.

Projet pour l’ARC « images des marges » ESAD Valenciennes.2020/2021

Le projet de l’arc avec « L’Éléphant oublié » invite les étudiants à développer leur propre recherche en lien avec une image iconique, celle de l’éléphant et plus particulièrement celui réalisé lors du bicentenaire de la révolution en 1989.
Un travail d’archive et d’enquête sera mis en œuvre afin de retrouver les acteurs de cette aventure localisée dans les hauts de France. Une restitution de ce travail est prévue sous la forme d’une exposition et de publication.
Le projet « L’Éléphant oublié » sera initié en miroir de l’exposition « Un monde / un autre monde » au frac Dunkerque, sa réalisation est envisagée comme une possible extension des enjeux plastiques et esthétiques à l’œuvre avec le mouvement du réalisme fantastique.

“Il y a vingt ans, on voyait encore dans l’angle sud-est de la place de la Bastille, près de la gare du canal creusée dans l’ancien fossé de la prison-citadelle, un monument bizarre qui s’est effacé déjà de la mémoire des Parisiens (…).C’était un éléphant de quarante pieds de haut, construit en charpente et en maçonnerie, portant sur son dos sa tour qui ressemblait à une maison, jadis peint en vert par un badigeonneur quelconque, maintenant peint en noir par le ciel, la pluie et le temps. Dans cet angle désert et découvert de la place, le large front du colosse, sa trompe, ses défenses, sa tour, sa croupe énorme, ses quatre pieds pareils à des colonnes faisaient, la nuit, sur le ciel étoilé, une silhouette surprenante et terrible.”
Victor Hugo, Les Misérables (livre sixième, Le petit Gavroche), 1862

Évaluation

Alexandre Perigot et Clément Brugger

Atelier image photographique ESAD Valenciennes

Évaluation

Dirigé par Stéphane Dwernicki

Dans la continuité de son objectif à explorer les rapports homme/machine, cette année l’ARC Replicator X se propose d’orienter, d’examiner une réflexion autour de ce que l’on pourrait définir comme une « archéologie d’un monde numérique ».
Autour de cet énoncé il s’agira d’émettre, de projeter, des propositions plastiques qui pourraient être des points de convergence entre la technologie numérique actuelle et les techniques de fabrication rudimentaires ou primitives. Nous interrogerons des notions telles que l’imperfection, le ralentissement, l’inefficacité.
Cette approche « archéologique » qui permet d’avancer progressivement sur l’interprétation et la fonction des productions, a pour objectif d’amener les étudiants à se questionner sur l’évolution des techniques et de leur importance dans leur manière de concevoir des projets ou formes.
Ainsi il s’agira de réaliser des projets qui témoigneront des multiples variations dans lesquelles matières « organiques », et datas numériques, s’hybrident, s’assemblent, évoluent et éventuellement se pervertissent pour ouvrir des champs de vision inattendus, improbables.

Évaluation

Encadré par Elizabeth Hale & Martial Marquet

En lien avec les cours de Laurent Gardin, maître de conférences en Science politique à l’UPHF et réunissant les étudiants inscrits au sein du master ESS de l’UPHF et en DNSEP dans l’option Design Social de l’ESAD, l’ARC ANTICIPATIONS est le premier atelier de recherche et de création (ARC) réunissant le Design Social et l'Économie Sociale et Solidaire. 

Au sein de cet ARC, il sera question d’anticiper et d’étudier les signaux faibles émis depuis des terrains hyper locaux, atteignables à pied ou à vélo depuis l’ESAD de Valenciennes. Il ne s’agit pas de faire du design fiction, du design spéculatif ni de futurologie mais de repérer les transformations et transitions au sein de ces lieux ainsi que les acteurs et usages qui sont en jeu. Ainsi seront identifiées des problématiques concrètes en réponse desquelles on produira des formes et des espaces en utilisant les outils de « projetation » du design. Par le biais de ce travail de terrain qui permettra de repérer ce qui est manifeste, accessible mais aussi de rendre visible ce qui est à peine perceptible, cet atelier de recherche et de création s’organisera en cinq étapes clefs : capter, décrypter, émettre, créer/opérer et s’inscrire. Notre premier terrain de recherche/action qui débutera en septembre 2020, sera celui d’Onnaing, ville en transition de 8 720 habitants situé à 8km au nord-est de l’ESAD.

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